Comment a été conçu le CAES MAG ? entretien avec son webdesigner

Publié le 07.11.2017 par Elodie S.
Damien Richard, webdesigner du CAES MAG – © Sandrine Brunner

Depuis le début de l’année, le CAES opère sa transformation vers le tout numérique. Pour nous accompagner dans cette mutation, nous avons fait appel à un webdesigner freelance qui a conçu nos deux nouveaux sites : celui du CAES et celui du CAES MAG. Entretien avec Damien Richard, pour comprendre comment ces nouveaux sites ont été pensés pour vous 

Peux-tu te présenter en quelques mots et nous dire comment tu en es arrivé à travailler pour le CAES ?  

Enfant, j’adorais dessiner. En troisième, on me demande d’orienter mon avenir. Vertigineux. « Je ne sais pas… J’aime bien dessiner ». Alors, mon professeur d’arts plastiques me pousse vers une formation de graphiste. 

Je finalise ma formation avec une option multimédia dans une Ecole d’Art de Paris et à la sortie de mon cursus scolaire, je nourris mes connaissances techniques en autodidacte. 

Dans le même temps, je suis embauché dans une société de vente en ligne de vêtements pour enfants. Je découvre alors les CMS1 (Content Manager System ou SGC : Système de Gestion de Contenu) par le biais de Prestashop. Cela correspond à l’époque où je décide de me lancer en freelance. 

Je commence dans le même temps à côtoyer des comédiens, metteurs en scène, collectifs artistiques et à en intégrer plusieurs. Le bouche à oreille fait son chemin, moi aussi. Je diversifie mon champ d’action et je commence à proposer mes services en tant que photographe, illustrateur et musicien. 

Je continue de développer mon activité de webdesigner freelance. Et alors que je travaille pour la CCAS (Caisse Centrale des Activités Sociales du secteur de l’énergie) et les aide à créer leur nouveau webzine, Laurent Mandeix (responsable du service Communication/Culture du CAES du CNRS) les contacte car le CAES souhaite créer un Webzine avant de refondre son site web. En février 2017, j’arrive ainsi au CAES.

Quelle a été ta mission au CAES ? 

J’ai eu pour mission de créer le magazine en ligne du CAES et m’occuper de la refonte de son site web. Nous avons donc réfléchi et rêvé ce que pourrait donc être son nouveau site en analysant l’existant sous toutes ses coutures. Auparavant, le CMS utilisé était Plone, le CAES décide de passer sur WordPress car c’est l’un des CMS les plus utilisés aujourd’hui2

De concert donc, j’ai travaillé avec le service culture et communication, le service informatique, le service vacances et un groupe dédié au suivi de projet du nouveau site web. Nous avons commencé par analyser les statistiques du site pour avoir une photographie des rubriques et parties du site qui étaient les plus consultées, les moins consultées. Nous avons tenté de créer un nouveau plan du site pour pouvoir rendre l’information accessible au plus grand nombre. On a notamment fait le constat que la sémantique du site et l’architecture était assez calquées sur l’organisation administrative du CAES mais peut-être un peu moins centrée sur les attentes des adhérents. On a donc réfléchi le site selon les principes de l’UX Design. Nous restons à l’écoute des observations pour pouvoir affiner, corriger ou réorienter des choix qui ne colleraient pas tout à fait à l’attente des adhérents. 

Peux-tu nous expliquer ce qu’est l’UX ?

L’UX Design, littéralement, c’est se concentrer sur l’Expérience de l’Utilisateur (the User Experience). C’est-à-dire que l’on sonde, que l’on imagine l’usage que fait l’utilisateur du site actuel et l’usage optimal qu’il devrait en faire. Ses besoins, ses habitudes. L’information qu’il cherche et comment l’aider à y accéder de la meilleure manière qui soit. C’est une réflexion qui lie l’ergonomie, le plan et le graphisme du site. Mettre l’utilisateur (ici l’adhérent) au centre de la réflexion du nouveau site Internet. Lui proposer des scénarios de navigation qui lui parlent.

Comment a été pensé le site du CAES MAG ? 

Le CAES MAG rentre lui aussi dans le processus plus global de dématérialisation qui est en cours au CAES. Il a pour vocation de prendre la relève du magazine du CAES qui était envoyé par courrier aux adhérents. Le changement de support – qui devient multimédia – amène les différents acteurs à repenser dans sa globalité le magazine. On ne pouvait se contenter de faire un copier/coller du magazine existant dans sa version papier sans prendre en compte toutes les possibilités qu’offre aujourd’hui le web : les différents supports de communication (vidéo, son… etc…), les différents canaux de diffusion (Facebook, Twitter, Instagram…) mais aussi l’usage qu’en font les lecteurs.

La logique ne peut plus être de créer x articles pour x pages tous les 3 mois mais bien de nourrir, presque au jour le jour, un média d’information. C’est donc un changement éditorial. Pour ce faire, le CAES a d’ailleurs décidé de se faire conseiller par l’agence Portemire qui est spécialisée dans la création de contenu éditorial sur le web. Plusieurs réunions nous ont menés à proposer ce nouveau CAES MAG.

 Dans l’optique toujours de placer les adhérents au centre de la réflexion, nous avons voulu proposer un espace collaboratif pour solliciter les adhérents à devenir acteurs du CAES MAG. En effet, le CAES, de part les CLAS et les SERAS, couvre tout un territoire. De multiples actions sont menées dans chacun des territoires et ce n’est pas toujours aisé de leur donner la visibilité méritée. La meilleure manière étant d’encourager les acteurs de ces initiatives et de ces actions à en parler au sein du CAES MAG. Pour donner de l’audience aux initiatives de chacun, aux talents et aux centres d’intérêt. En plus du plan du site, du rubriquage, on a réfléchi à la manière de mettre en place un outil participatif efficace et cohérent avec le CAES MAG. Les rubriques quant à elles ont globalement été reprises du magazine papier. On y a ajouté une navigation par type de médias (photos, vidéos) et une mise en avant des dossiers. En plus des rubriques générales, les articles seront identifiés par des mots-clés qui permettront, notamment, de retrouver les articles d’une région.

Peux-tu nous parler du travail qui a été fait sur le design du site du CAES MAG ? 

Concernant le design, l’enjeu était de le rendre attractif et dynamique avec un niveau de navigation ne dépassant pas plus de 3 niveaux de clic. Le choix des couleurs a été fait en fonction de la charte graphique du CAES. Le dégradé de couleurs du fond du logo du CAES du CNRS a été « aplati ». A savoir : on en a extrait les deux couleurs principales : le bleu et le mauve. Le bleu a été utilisé comme fond du logo et du header du site car il apporte une profondeur et une possibilité de contraste avec le blanc et le jaune. Le mauve quant à lui nous a permis de mettre en valeur les dossiers avec une certaine douceur tout en identifiable mais pas « criard ».

Ensuite, dans un souci de lisibilité, on a affilié une couleur à chaque rubrique afin d’obtenir un ensemble cohérent avec les couleurs initiales de la charte graphique du CAES du CNRS.
Les typographies retenues sont les Google Fonts Raleway pour les titres et Roboto pour le contenu. Elles permettent un confort de lecture et optimisent la lisibilité. Sans trop de fioritures mais avec de la personnalité tout de même (plus qu’une Arial ou Verdana par exemple).

Le site est-il accessible sur tous les supports ? 

Le site est évidemment accessible sur d’autres appareils que les ordinateurs, il est « responsive ». Ce qui veut dire que sur un téléphone portable par exemple, le site ne sera pas le même site à l’échelle mais il s’adaptera. Par exemple, sur un ordinateur, les rubriques sont construites en 2 colonnes mais sur un téléphone, il n’y aura qu’une colonne. Sur un ordinateur, le menu est sur le côté et les informations complémentaires sont placées dans la barre latérale gauche dit « sidebar ». Sur mobile, le menu sera positionné en haut et accessible via un bouton. La sidebar quant à elle sera placé sous le contenu principal du site. Pour vous en rendre compte, il suffit de réduire la fenêtre de votre navigateur. Vous verrez que le contenu du site s’adapte de manière dynamique.

Peux-tu nous expliquer comment fonctionne le bouton « collaborez », comment les membres du CAES peuvent participer ? 

Si vous lisez cet article sur le nouveau CAES MAG et que je dois vous expliquer le fonctionnement de ce bouton, c’est que j’ai failli à ma mission. Plaisanterie mise à part, on a voulu que ce soit le plus simple et rapide possible. Nous avons donc créé un formulaire permettant l’envoi d’articles (portraits, interviews, brèves…), de photos, de galeries photos, de vidéos, de dessins. Le média peut être préexistant, mais nous tenons aussi à recueillir les intentions afin que ceux qui aimeraient créer du contenu exprès pour le CAES MAG puissent le faire en collaboration avec l’équipe de rédaction.

Première étape donc : vous déclinez votre identité et vous choisissez le média à proposer.

Ensuite, vous détaillez les informations du média. Si c’est une photo, vous pouvez nous la faire parvenir directement. Si c’est une galerie photos, nous demandons 3 photos pour voir la tonalité de la galerie et ensuite, vous pourrez nous envoyer la galerie dans son entier par mail si elle devait être publiée. Pour les vidéos, nous demandons un lien Youtube (ou Vimeo ou autre) car notre protocole serveur ne nous permet pas le partage de vidéo par formulaire en ligne. Pour les articles, vous pouvez proposer un sujet ou proposer un article. 

Enfin, vous pouvez ajouter un mot d’accompagnement et nous envoyer votre proposition.

Vous recevrez alors un mail de confirmation de bonne réception et l’équipe de rédaction vous contactera ensuite pour vous indiquer quand la publication sera en ligne. Bien évidemment, chaque publication fera mention de l’auteur.


Notes

  1. Un CMS est un système qui permet l’ajout de contenu en ligne sur son site sans connaissances html, css ou autres. C’est un outil qui offre un espace de gestion de contenu complet qui peut être alimenté par un utilisateur sans connaissances particulières en html et css.
  2. Il faut savoir qu’aujourd’hui, WordPress représente plus de 60% du marché des CMS. Il est donc couramment mis à jour, et les ressources de la communauté des développeurs est très active.