Le CAES à l’écoute de ses membres pour construire l’avenir
En 2025, le CAES a lancé une grande consultation auprès de ses membres afin de mieux comprendre leurs attentes et d’alimenter les réflexions sur son évolution. Plus de 2 500 réponses ont été analysées et servent désormais de base aux travaux des commissions.
En 2025, le CAES a lancé une vaste consultation auprès de ses membres afin de mieux comprendre leurs attentes, leurs usages et leurs propositions pour faire évoluer l’action sociale. Porté par Alain Marchand et Colette Orange, ce projet a recueilli plus de 2 500 réponses. Retour avec Alain Marchand sur les objectifs de cette démarche, son traitement et les suites qui lui seront données.
Dans quel contexte ce sondage a-t-il été imaginé ?
Alain Marchand. « À la suite du conseil d’administration (CA) thématique « Grandes orientations du CAES » du 6 décembre 2023, Colette Orange a proposé de recueillir des informations aussi largement que possible auprès des agents. Lors du Bureau national (BN) des 9 et 10 janvier 2024, nous avons présenté un projet de sondage destiné aux membres du CAES. L’objectif était d’obtenir une image de la perception qu’ont les usagers du CAES, de recueillir leurs remarques et leurs suggestions. Nous avions besoin de mieux connaître nos utilisateurs, mais aussi de comprendre pourquoi certains agents ne fréquentent pas le CAES ou ne le connaissent pas. Le questionnaire a été validé par le BN le 13 mars 2024. Il était prévu qu’il soit diffusé, région par région, via LimeSurvey, par les secrétaires de région. Le CAES ne disposant d’aucun moyen pour contacter directement l’ensemble des agents du CNRS, cette diffusion s’est appuyée sur les listes existantes dans chaque région. Il est important de préciser que le questionnaire était entièrement anonyme. Seules des données statistiques étaient recueillies, telles que la région d’appartenance, l’âge, la situation familiale et professionnelle ou encore le taux de subvention. »
Comment les réponses ont-elles été traitées ?
Alain Marchand. « Afin de faciliter le traitement des résultats, le questionnaire comportait essentiellement des questions fermées, complétées par un espace permettant aux répondants d’exprimer librement leurs avis, remarques et suggestions. Dès le CA du 6 décembre 2023, il est apparu qu’un sondage destiné à un aussi grand nombre de personnels ne pouvait pas être improvisé. L’exploitation des données représentait un travail considérable et nécessitait une réflexion méthodologique en amont. C’est pourquoi le questionnaire a d’abord été testé dans la région CAES Aquitaine-Poitou-Charente afin d’évaluer les modalités de traitement des résultats, puis de nouveau en Lorraine en juin 2024, avant son déploiement à l’échelle nationale.
Le traitement des 2 588 réponses a été principalement réalisé par moi-même, après consultation de plusieurs membres du Bureau national et de la commission Sections locales et régions (SLR). Pour les questions fermées, les données de LimeSurvey ont été exportées dans une base de données SQLite puis analysées à l’aide d’un programme développé en Python.
Le traitement des 1 068 avis et remarques était plus complexe, car chaque verbatim pouvait aborder plusieurs sujets à la fois. J’ai finalement choisi de les découper manuellement en près de 1 800 fragments, chacun consacré à un seul thème, puis de les classer dans une base de données Excel. Cette méthode a permis de regrouper les contributions par thématique ou par commission du CAES et, avec l’aide d’une intelligence artificielle, d’en produire des synthèses chiffrées indiquant notamment le nombre de personnes ayant exprimé un même type d’avis.
Un rapport global sur le questionnaire a ensuite été rédigé par Colette Orange et moi-même. Frédéric Delolme, président de la commission des Sections locales et régionales du CAES, a également étudié les relations entre les niveaux national et régional. »
Et maintenant ? Quelles suites vont être données par le CAES ?
Alain Marchand. « Les synthèses et le rapport global ont été présentés au conseil d’administration du 10 décembre 2025. Les données ont ensuite été mises à la disposition des différentes commissions du CAES afin d’alimenter leur réflexion sur les évolutions futures de la politique sociale.
Ces travaux permettront aux commissions de prendre du recul et de formuler, avant la fin du mandat actuel, des propositions d’orientation à caractère politique. L’objectif est d’aller au-delà des décisions ponctuelles habituellement soumises au Bureau national ou au conseil d’administration et de nourrir une réflexion de fond sur l’avenir du CAES. »
Découvrez l’intégralité de l’étude tirée de vos réponses dans le document ci-dessous.