Festival de Théâtre à Oléron : c’est bientôt !

Du 25 au 30 juin 2018, nous vous invitons à passer une semaine “pas comme les autres”… Comme tous les 2 ans, le secteur Culture du CAES du CNRS propose aux vacanciers de la Vieille Perrotine d’être les festivaliers d’une manifestation mêlant théâtre, animations diverses et expositions.

C’est la 10e édition du Festival de Théâtre de La Vieille Perrotine. Né en 2000, la manifestation est la suite logique d’une politique d’encouragement de l’activité théâtre dans toutes les antennes du CAES du CNRS réparties là où vivent et travaillent les agents du CNRS et partenaires. La manifestation concrétise la volonté de faire se rencontrer les différentes troupes amateurs et de faire partager leur passion à des collègues vacanciers.
Une invitation à découvrir des répertoires, des auteurs, des univers, et, pourquoi pas, faire naître des vocations…

Au programme de cet évènement que vous pourrez suivre sur Facebook :

  • 6 spectacles des compagnies des sections locales CAES,
  • 6 masterclass animées par les metteurs en scènes des troupes CAES : “Le quiproquo : du loufoque au pathétique”, “L’imagination corporelle”, “L’imprévu au théâtre”, “Le grommelot”, “Théâtre et improvisation, une complémentarité à oser !”, “les techniques de l’improvisation et de l’interprétation”
  • une exposition de cartes postales anciennes de l’Île d’Oléron de 1900 à 1980,
  • un atelier chant,
  • et des surprises…

 

Les spectacles

25 juin 2018
Coiffure pour dames  de Robert Harling
Compagnie SUN7 – Valbonne

Brigitte est propriétaire d’un salon de coiffure pour dames dans une petite ville de province. Ses plus fidèles clientes sont cinq femmes d’âge et d’horizons différents. Le salon est le lieu rêvé pour glâner les derniers potins, se confier, s’emporter, se réconcilier… libérer de tout jugement masculin.

Coiffure pour dames est une comédie étincelante, un hommage à la solidarité féminine avec de grands coups de gueule, de superbes éclats de rire, contrastés par les aléas de la vie…

 


26 juin 2018
Macbett d’Eugène Ionesco
Compagnie CAES Aquo – Toulouse

Envie, jalousie, complots, trahisons…
Crimes !
Macbett de Ionesco, réécriture de la pièce de Shakespeare pleine de drôlerie et de rythme, nous entraîne au cœur des passions humaines suscitées par la soif de pouvoir et de reconnaissance. C’est pour participer à ESOF 2018 – Toulouse capitale européenne de la science, que nous avons choisi d’aborder ces questions, qui sont présentes jusque dans le monde de la recherche et de la connaissance, où l’on attendrait pourtant mesure et raison. Pour s’en convaincre, il suffit de remplacer les mots : “Il n’y a plus d’obstacle entre toi et le trône !” par : “la direction du laboratoire t’est acquise !”, ou : “mes droits ancestraux !” par : “mes crédits de recherche !…”

Laissons-nous donc emporter par cette fable onirique et poétique, pour interroger avec humour et fantaisie ces comportements et sentiments de portée universelle.

 


27 juin 2018
Les oiseaux d’Aristophane
Compagnie R de Rien – Villejuif

Deux amies, Folle Espérance et Fidèle Amie, décident de quitter leur ville, leur pays et même le monde des humains, découragées par les lois et taxes en tout genre qui prolifèrent et les chicaneries que cela occasionne et qui pourrissent leur quotidien. Elles ont pour projet de convaincre le peuple des oiseaux de bâtir avec eux une cité idéale qui leur rendra le pouvoir qu’ils ont perdu au profit des Dieux et dans laquelle chacun aura sa place pour mener une vie libre et heureuse. Tout d’abord hostiles, les oiseaux se laissent convaincre et travaillent avec enthousiasme à la création de cet espace qui doit permettre d’instaurer de nouvelles valeurs et faire d’eux le passage obligé pour toute relation entre les Dieux et les humains.
A peine construite, nombreux sont ceux qui s’y sollicitent le droit de s’y installer, dont de nombreux filous et intrigants que Folle Espérance doit éconduire.
Pénalisés par l’interruption des offrandes qu’ils recevaient des humains les Dieux arrivent en délégation. La négociation est rude. Finalement les Dieux acceptent de céder leur pouvoir aux oiseaux et de déléguer Royauté auprès de Folle Espérance pour l’aider de ses conseils dans la nouvelle gouvernance.
Les oiseaux se préparent à la fête, même si des inquiétudes sont perceptibles quant à l’avenir que laisse présager cette coalition.

 


28 juin 2018
Hôtel des deux mondes d’Eric-Emmanuel Schmitt
Compagnie LAPP’Articule – Annecy

Personne ne sait pourquoi ni comment il s’est retrouvé à l’Hôtel des deux mondes.
Ni quand il en repartira. Dans ce lieu mystérieux, tout peut arriver, même des faits miraculeux.
Sept personnes s’interrogent, se disputent, se moquent, s’attendrissent, voire s’aiment. Certains changeront, d’autres pas, chacun restant le maître de son chemin.
Un suspense métaphysique entre rêve et réalité, une comédie philosophique où l’auteur poursuit sa recherche éperdue du sens et pose le mystère comme raison même d’espérer.

 


29 juin 2018
L’autre Don Juan
d’Eduardo Manet
Compagnie Tripiti Théâtre – Marseille

Eduardo Manet, ayant retrouvé le Don Juan de Ruiz de Alarcón, a été attiré par la personnalité et l’humanité désarmante de ce poète mexicain (1581?-1639). Pour ne pas trahir cette oeuvre charmante écrite dans une langue brillante et une versification aisée et sonore, Eduardo Manet a préféré adapter plutôt que traduire l’histoire de Don Juan laid et bossu qui conquiert une femme par la seule beauté de ses sentiments. Manet a retrouvé ainsi le mouvement intérieur et le goût du spectacle qui l’avaient frappé dans le texte espagnol.

Le théâtre dans le théâtre. La pièce d’Eduardo Manet rend hommage au théâtre de tréteaux et à la fragilité des petites troupes qui survivent grâce à leur passion. Pièce jubilatoire, enlevée, quiproquos, cela va vite, pour notre enchantement.

 


30 juin 2018
Théâtre de chambre de Jean Tardieu
Compagnie de l’Incertitude – Bordeaux

L’ensemble de neuf courtes saynètes du poète dramaturge Jean Tardieu, réunies sous le titre “Théâtre de Chambre” commence par “le sacre de la nuit”, poème à deux voix, où Tardieu traduit en langage au théâtre quelques-unes de ses visions abstraites qui n’ont pas de correspondance parallèle dans la réalité concrète. Les saynètes les plus drôles elles-mêmes ne sont pas détachables d’un arrière-plan métaphysique. Dans “la serrure”, la mort et la vie vont bras-dessus, bras-dessous, hors du monde, l’érotisme côtoie la mort, le corps ramène à l’énigme de l’incarnation. “Faust et Yorick” est une allégorie de la vanité des efforts humains pour atteindre dans cette vie le savoir parfait. Tardieu s’applique volontiers à la caricature de certaines conventions théâtrales : les apartés dans “Oswald et Zénaïde”, les conventions tragiques ou comiques du monologue dans “il y avait foule au manoir” et les conventions sociales (“un geste pour un autre”). “La société Apollon” démystifie les impostures qu’engendre l’art contemporain et se moque des médiations culturelles qui tentent de le rendre accessible au plus grand nombre. “Monsieur Moi”, “personnage prétentieux qui fait des phrases” tourne à vide autour des questions fondamentales tandis que le Partenaire, “sorte de clown hilare et stupide […] ne parle guère que par interjections”. Quant à la pièce “Eux seuls le savent”, dont l’intrigue est volontairement incompréhensible, elle est une parodie du drame bourgeois et de son dialogue réaliste, psychologique et plein de suspense.