Alain Zerouki, du rêve, des convictions et des idées

Président du CLAS de Nancy, membre du conseil d’administration du CAES et du bureau, président de la commission communication, Alain Zerouki est décédé. Il a été l’un des artisans majeurs du virage numérique de la communication du CAES. Notre association lui rend hommage.
Alain Zerouki est décédé le 22 août 2025 à 65 ans, après plusieurs mois d’un courageux combat contre la maladie. Suscitant du même coup une vive émotion pour de nombreux membres du CAES qui l’ont côtoyé.
Militant au sein de notre association depuis les années 1990, il était devenu au fil des années l’un de ses acteurs incontournables. Président du CLAS de Nancy, élu du conseil d’administration du CAES, membre du bureau et président de la commission communication, Alain était très investi. Une action militante portée par la force de ses idées. « Sous ses airs tranquilles, il portait une force de conviction inébranlable. Il n’aimait pas les conflits et pourtant, il ne les fuyait pas vraiment quand il s’agissait de défendre une cause juste. C’était sa manière de militer avec respect, sans jamais cesser de chercher une solution. Ses convictions étaient ancrées dans une valeur essentielle, trop souvent oubliée : celle du service public. Ce n’était pas un simple métier pour lui, mais une véritable mission. Il croyait en l’importance de son rôle, de notre rôle, pour le bien de tous. Ce sens du devoir, cette générosité de l’esprit, a guidé toute sa vie », écrit sa camarade, amie et complice Clotilde Roussel, présidente de la commission culture du CAES.
Moderniser la communication du CAES
Alain avait été élu au conseil d’administration dès 2011. En arrivant au comité de rédaction du CAES en 2015, il voyait les choses en grand. Terminé le papier ! Pour être au plus près de ses membres, il en était convaincu : le CAES devait vivre avec son temps et proposer ses informations et actualités en ligne. Le projet était titanesque et il fallait insuffler un vent de modernité, dépasser certaines réticences…

Il défendait sa vision dans le respect et le dialogue. Si convaincre devait prendre du temps, il le prenait. Son ambition a participé au virage numérique du CAES. Le pure-player CAES MAG est créé, avec le projet de rassembler en une communauté tous les membres du CAES. Dans la foulée de la modernisation des interfaces nationales, il axe ensuite l’action de communication du CAES vers le local en proposant à tous les bureaux locaux des sites web à personnaliser. Derniers grands chantiers en date qui lui tenaient à cœur : la modernisation du site interne du CAES et le passage au numérique pour la gestion de ses documents, en dotant notre association d’un outil de gestion électronique de documents (GED). « Son absence laissera un vide au sein de notre commission » confie la webmestre du CAES Claire Kulaga.
« On aurait aimé le retrouver à la rentrée, avoir plus de temps… »
Au niveau local, il appuyait la concrétisation d’idées superbes, d’où qu’elles viennent. Parce qu’il croyait fermement à l’action sociale. Soirées théâtre, cours de cuisine et même course de caisses à savon en plein campus de Vandœuvre-lès-Nancy ! Parce que pourquoi pas ? Un peu d’audace et de fantaisie rendent la vie bien plus intéressante. « Pour nombreux d’entre nous au Clas, il était plus qu’un collègue. Nous avons partagé des moments de vie. Alain adorait les enfants qui lui rendaient bien, même s’il leur faisait peur parfois avec sa grosse voix, ça filait droit ! On essayait de lui glisser des légumes à chaque repas, il n’aimait pas trop le vert (à part celui de la Saint Patrick ! ) et ça nous amusait. Il avait beaucoup de qualités, mais pas que ! Partager ses connaissances, aucun problème, mais déléguer… on attend toujours ! Même si on connaissait l’issue de cette fichue maladie, on aurait aimé le retrouver à la rentrée, avoir plus de temps... » , sourit Émilie Dethine, gestionnaire du Clas de Nancy.

La Maison des Vosges, maison de vacances du CAES gérée par le Clas de Nancy, était un point de ralliement dans laquelle les équipes locales ont déployé beaucoup d’énergie. C’est cette maison et les week-end de travaux bon enfant qui ont scellé l’amitié d’Alain avec Laurent Weinhard, président du CAES : « Il y a 30 ans, c’est le CAES qui nous a mis sur le même chemin. Nous nous sommes trouvés au CLAS de Nancy. Notre aventure a pris de l’ampleur quelques années après, en 2001 lorsque tu es devenu président du CLAS, présidence que tu n’as plus quittée. Que de beaux projets réalisés tous ensemble pendant ces 20 années, la liste est longue. Mais notre groupe s’est vraiment soudé lorsqu’avec toute l’équipe nous avons entrepris, en 2004, des travaux importants à Martimpré, la Maison des Vosges. Cette maison a été le terreau de notre amitié, car depuis nous n’avons jamais cessé de nous y retrouver : cela a commencé par des journées de bricolage. On y a tout fait, du marteau piqueur, du placo, du carrelage… et à chaque session une belle soirée sur place, autour de repas concoctés de main de maître, au début par Annick, puis par Nathalie et Émilie. Sans oublier la poire, la prune et la mirabelle de notre ami Pascal qui nous a souvent fait prolonger la soirée un peu tard ».

Fondateur du Villers Handball
Alain était aussi un collègue apprécié de l’INIST, au sein duquel il a travaillé pendant 38 ans en sa qualité d’ingénieur documentaliste. Grand amateur de sport, il œuvrait aussi pour son club de handball, le Villers Handball, où pratiquaient ses enfants, et dont il était l’un des membres fondateurs ainsi que le trésorier.
Son empreinte restera donc à l’esprit de ses camarades, collègues et amis. Parce qu’Alain était un homme d’idées, mais dont les convictions n’écrasaient personne. Il aimait la cohésion, le dialogue. Parce qu’il croyait en l’humain, en notre capacité à nous unir pour bâtir ensemble le meilleur. Parce qu’Alain avait des rêves que le CAES veut continuer à porter.

Les élus et professionnels du CAES s’associent pour présenter leurs sincères condoléances à ses proches. La cérémonie pour lui rendre un dernier hommage aura lieu le vendredi 29 août à 13h au crématorium du cimetière du Sud de Nancy. Selon la volonté de la famille, ni fleurs ni plaques, des dons seront recueillis pour la Ligue contre le cancer : https://don.ligue-cancer.net/dons/~mon-don